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Neuroradiologie interventionnelle et Neurochirurgie

Nos principales activités de recherche

L’équipe de Neuroradiologie Interventionnelle (NRI) et Neurochirugie du CIC est constituée de 3 infirmières de recherche (IRC). Elle travaille en collaboration avec les équipes médicales, principalement sur les pathologies neurovasculaires cérébrales mais participe également à d’autres projets dans le domaine de la neurochirurgie ou de la neuroradiologie diagnostique. Des Réunions de Concertation Pluridisciplinaires hebdomadaires (RCP), entre neuroradiologues et neurochirurgiens, ont lieu afin de décider du meilleur traitement pour chaque patient. Une infirmière de recherche est également présente lors de ces RCP. L’éventuelle participation de patients à une étude clinique peut y être discutée. En 2026, l’équipe participe à 22 études académiques et industrielles dont 17 sont en cours de recrutement.
  • 231 Patients inclus en 2025

     

  • 448 Patients en cours de suivi

     

  • 22 Etudes en cours

     

 

Cette thématique collabore également sur des projets innovants d’un point de vue technologique, avec des partenaires comme Intradys avec qui nous travaillons sur l’étude PREDICTNRI, permettant un partage de données encadré et sécurisé. Nous collaborons également avec le centre d’innovation du CHU W.INN et travaillons en partenariat avec  des industriels pour l’évaluation de dispositifs médicaux innovants. 

Ces actions menées par la thématique Radiologie interventionnelle et Neuroradiologie interventionnelle s’inscrivent dans les objectifs actuels du CIC et notamment celui d’un rapprochement avec l’axe Innovation technologique. 

Qui compose notre équipe ?

Les référents de cette thématique sont le Pr Jean-Christophe GENTRIC et Edwige BARILLER. Leur rôle est de réguler l’activité de la thématique tout en assurant une cohérence scientifique dans le choix des études mises en place.

  • Pr Gentric

    Référent médical

  • Edwige Barillet

    Responsable d'équipe

Ils sont accompagnés d’une équipe de 3 infirmières de recherche. Elles s’assurent de la coordination logistique des essais cliniques tout en garantissant la conformité aux protocoles, à la réglementation et aux bonnes pratiques cliniques.

  • Sandrine Normant

    IRC

  • Maréva Tchou-Fouc

    IRC

  • Géraldine Viard

    IRC

Plusieurs investigateurs neuroradiologues (Dr OGNARD, Dr CHEDDAD EL AOUNI, Pr BEN SALEM) et neurochirurgiens (Pr MAGRO, Pr SEIZEUR, Dr PELTIER) sont également impliqués et participent activement aux études.

Notre équipe s’appuie également sur les ressources de différents services incluant la neuroradiologie interventionnelle (NRI), la radiologie et la neurochirurgie Nous travaillons étroitement avec les équipes de secrétaires, et faisons quotidiennement appel aux compétences des manipulateurs en électroradiologie (MER) des équipes du bloc NRI et de l’IRM. Notre activité comprenant une majorité d’inclusions lors des hospitalisations des patients, nous travaillons aussi en lien étroit avec les équipes soignantes des services de neurochirurgie et de neurologie.  Enfin nous pouvons nous appuyer sur les compétences des ressources transversales du CIC, en particulier son secrétariat de recherche clinique, son poste de soins et son laboratoire certifié CRB.

Les pathologies faisant l’objet d’études

Les anévrismes intracrâniens

Un anévrisme est une dilatation anormale d’un vaisseau sanguin dû à une faiblesse de la paroi artérielle. Cette pathologie concerne 3% de la population. Leurs causes peuvent être diverses comme l’hypertension artérielle, l’athérosclérose ou encore des anomalies congénitales.  Les anévrismes cérébraux nécessitent une surveillance particulière, car leur rupture peut entraîner des hémorragies intracrâniennes graves.

Les différentes prises en charge de l'anévrisme intracrânien incluent le traitement conservateur (traitement des facteurs de risque tels que la tension artérielle), le traitement microchirurgical par pose de clip (opération consistant à placer un clip sur le collet de l'anévrisme) et le traitement endovasculaire par embolisation (intervention radioguidée visant la sécurisation de l’anévrisme par différentes techniques qui sont intrasacculaire ou qui ont pour but de reconstruire le vaisseau afférent). 

Ex : anévrisme embolisé par coils

Ex : anévrisme traité par clip chirurgical

Images généréés par l’IA

Les malformations artério-veineuses cérébrales 

Une malformation artérioveineuse (MAV) est une pathologie vasculaire caractérisée par un réseau vasculaire malformatif induisant des connexions anormales entre les artères et les veines cérébrales. Ces connexions anormales induisent une élévation anormale de la pression sanguine dans la malformation et dans les veines qui drainent cette MAV. La paroi de ces vaisseaux est plus fragile et donc à risque de rupture.

Les MAV peuvent être surveillées radiologiquement ou traitées suite à une décision médicale multidisciplinaire.

II existe 3 méthodes de traitement des MAV qui doivent parfois être utilisées seules ou combinées pour obtenir un résultat complet : 

  • La chirurgie : consiste à enlever la MAV directement.

  • L'embolisation : consiste à boucher la MAV en injectant un produit par l'intérieur des vaisseaux.

  • La radiothérapie : consiste à irradier la MAV, faisant en sorte que la MAV se sclérose (délai de 3 ans avant d’en juger l’efficacité)

Exemple d’embolisation de MAV par agent liquide (ici : cyanoacrylate). 

Images générées par l’IA

 

Cette pathologie est une maladie rare et le CHU de Brest est l’un des centres de référence du Réseau Avance consacré aux Anomalies Vasculaires Neurologiques Rares. L’étude internationale TOBAS, initiée par le CHU Montréal pour laquelle le CHU de Brest est le promoteur français, est l’une des rares études sur cette pathologie. Nous coordonnons ce projet depuis 2016 et 22 centres sont ouverts en France.

Le Pr GENTRIC est également le référent de cette pathologie au sein du réseau Strokelink et nous échangeons régulièrement avec l’association de patient Neuro MAV France.

                 

Les accidents vasculaires cérébraux ischémiques

L’AVC ischémique (ou infarctus cérébral) survient lorsqu'une artère qui alimente le cerveau se bouche, souvent à cause de la formation d'un caillot sanguin. Cette obstruction empêche le sang d'atteindre une zone spécifique du cerveau, privant ainsi cette partie de l'oxygène et des nutriments nécessaires à son bon fonctionnement. En conséquence, les neurones dans la région touchée sont endommagés ou détruits, ce qui peut entraîner des troubles moteurs, sensoriels et cognitifs.

Lorsqu’un AVC ischémique se produit, le traitement vise à déboucher l’artère obstruée le plus rapidement possible. Cela peut être fait de plusieurs manières :

  • Médicaments thrombolytiques, qui sont administrés par perfusion pour dissoudre le caillot sanguin.

  • Thrombectomie : Intervention plus invasive consistant à insérer un cathéter dans l’artère pour retirer le caillot et rétablir la circulation sanguine. Cette méthode est particulièrement efficace lorsqu'elle est pratiquée dans les premières heures suivant l’apparition des symptômes.

Exemple de thrombectomie par aspiration 

Image générée par l’IA

En collaboration avec l’équipe thématique de neurologie, nous participons activement au registre national sur les thrombectomies ETIS.

Les hématomes sous-duraux chroniques

Les hématomes sous-duraux chroniques (HSDC) sont des collections de sang situées entre la dure-mère (membrane fibreuse, dure et rigide, qui entoure le cerveau) et le cerveau. Ils surviennent le plus souvent suite à un traumatisme qui déchire une petite veine située autour du cerveau. Les HSDC deviennent l'affection neurochirurgicale crânienne la plus courante chez les adultes et un problème de santé publique important, expliqué en partie par l'utilisation croissante d'anticoagulants et d'antiplaquettaires dans une population vieillissante.

Leur prise en charge consiste à limiter les facteurs favorisants (par ex : arrêts temporaires des anticoagulants, limiter le risque de chute). Une chirurgie évacuatrice peut être pratiquée en cas d’HSDC symptomatique ou avec effet de masse. L’embolisation de l’artère méningée moyenne fait également l’objet de l’étude clinique LEADH promue par le CHU de Brest et active dans 10 centres français.

Exemple d’embolisation de l’artère méningée moyenne

Images générées par l’IA

Mais aussi …

D’autres pathologies font ou ont également fait l’objet d’études menées au sein CIC comme les fistules artério-veineuses, la sclérose en plaque, les gliomes du tronc, les tumeurs cérébrales, l’hydrocéphalie ou encore les pathologies du rachis.